Comment mettre un terme à cette année de rêve, sans pour autant sortir les violons, et les grandes phrases bateau…
Nous avons décidé de faire un bilan, d’étendre nos pensées, de peser le bien et le mal de ce voyage, de cette expérience d’outremer. Sans écrire plus longuement, nous avons déjà la boule au ventre, signe que la finalité est dure, signe que ce voyage fut positif… Il n’y aura pas grand mal à ne dire que du bien !
Nous savons pourquoi nous sommes partis là-bas, nous ne savons pas encore pourquoi nous sommes rentrés… Une chose est sûre, c’est qu’aujourd’hui, nous allons exister différemment. En Australie, nous avons vécu loin des contraintes continuelles d’une vie ordinaire, nous avions oublié la boîte aux lettres, et nos yeux se sont ouverts chaque matin sur un endroit différent, sur une nouvelle découverte. Nous avons rencontré des espèces uniques, autant florales qu’animales. Nos instants ont été mille fois partagés, entre nous, avec vous, ou en soirée avec un kangourou, un oiseau mais aussi avec toutes les personnes que l’on a croisées, qui ont fait un bout de route à nos côtés. Sans domicile fixe durant 365 jours, sans matériel superflu, livrés à nous-mêmes, nous avons oublié le futile, ce qui nous rend présentement plus ouverts au monde et à ses habitants, plus justes dans nos jugements, et plus à-même de vivre simplement, de vivre… tout simplement.
Ce qui risque de nous mettre le blues, dans quelques mois, c’est le mur que nous avons déjà devant nous… dès que nous pouvons justifier d’une adresse, d’un toit, nous voilà coincés, entre quatre murs, loin des espaces infinis, vides, que nous a offert la liberté de notre vie de nomades, de notre vie d’aventuriers. Nous étions libres, c’est ce qui revient sans cesse dans nos têtes, nous avions une chance unique de profiter de cette liberté, qu’il est de plus en plus rare de ressentir. Nous avons laissé parler nos envies, nos désirs, nous avons apprécié l’intégralité de ce voyage. Même les galères, Easyvan, la ferme de l’Outback, le braquage de Sydney, les engueulades, les embourbements, les Red-back, … ces mésaventures font partie du jeu, cet ensemble nous a construits, nous a enrichis, nous en ressortons ravis !
Nous espérons, par l’intermédiaire de ce blog, que nous avons su transmettre nos émotions, que vous avez vécu, par transposition, ne serait-ce qu’une infime partie de notre plaisir. Peut-être aussi que votre culture du pays s’est développée, et qu’aujourd’hui, nous vous avons transmis le goût du voyage.
L’Australie a été notre maison, durant un an, elle fait partie de notre vie, elle nous a fait vivre nos plus beaux moments. Nos rêves en sont hantés, ils sont hantés de kangourous, de couchers de soleil flamboyants, d’horizons infinis, de Timtam et de liberté ! Il est bon de rêver de choses réelles !
